mercredi 26 mai 2010
Deux mamans ou deux papas - est-ce suffisant?
lundi 5 avril 2010
Être prêtre est-ce une évasion de responsabilités et de la vie?
On m’a dit récemment que je vis parfois dans un monde complètement différent de celui dans lequel vivent les gens ordinaires, ceux qui ont des familles, ont une job avec un boss que trop souvent ils n’aiment pas – ni la boss ni la job – et se sentent donc quincés entre les responsabilités et sont en quête d’un peu d’appréciation, de respect, et d’amour pour qui ils ou elles sont et non juste pour ce qu’elles ou qu’ils peuvent faire pour les autres.
En tant que prêtre je n’ai pas à m’occuper d’une famille tous les jours de l’année sans répit. C’est vrai, quoi que je participe à m’occuper avec ma sœur de nos parents âgés. Toutefois, si je n’ai pas ma propre famille – épouse et enfants – dont m’occuper tous les jours, j’ai néanmoins tous les membres de la famille ecclésiale, qui se nombrent dans les presque 2,000 qui viennent au moins une fois par mois à l’église en raison d’environ 1200 chaque dimanche. À tout moment les unes, les uns ou les autres viennent jaser ou demander un service quelconque. Parfois il y a les urgences.
Je n’ai pas à parcourir plein d’activités avec mes propres enfants, mais j’ai tous les soirs de la semaine des rencontres d’équipes, de conseils, et groupes, ou des rendez-vous divers. Toutes ces rencontres nécessitent un temps de préparation et un autre temps de suivis. J’ai à garder à l’esprit toutes les questions soulevées en ces réunions et le poids de responsabilité pour le progrès de ces questions et de la bonne marche de la vie de la communauté de foi qui se rassemble ici.
Il est vrai que je n’ai pas à préparer mes propres repas, sauf le déjeuner, et je n’ai qu’à manger le dîner qui m’est servi du lundi au vendredi, et me faire réchauffer les autres repas, à part les congés et absences de la ménagère qui nous sert aussi de cuisinière. Par contre, j’ai à préparer et à servir à la communauté de foi les repas spirituels des Messes que j’ai à présider en semaine et chaque fin de semaine ainsi que les homélies que j’ai à leur livrer.
Chacune des 4 liturgies le dimanche ne dure qu’une heure ou plus et en semaine moins d’une heure, sans compter funérailles et mariages. Cet effort me coûte cher d’énergie psychique, émotive, et même physique. Ce n’est pas pour moi l’expérience agréable ou reposante que peuvent en faire les fidèles. Si les jeunes parents ont à s’occuper de leurs jeunes enfants durant la Messe, pour ma part j’ai à m’occuper de tous ces gens, jeunes, enfants, et adultes qui participent à confectionner chaque Messe et qui ont besoin de se faire orchestrer et de recevoir une formation continue.
Si les époux et parents doivent en fin de semaine faire les emplettes et plein de commissions pour la bonne marche de leur foyer et de leur famille, pour ma part je n’ai que 36 heures de congé par semaine, quand cette journée n’est pas interrompue par les funérailles. Je dois y trouver le temps de m’occuper de toutes mes affaires personnelles et familiales.
Il est tout aussi vrai que je ne lave pas ma propre toilette et ne fais pas ma propre lessive, sauf durant les congés ou absences de la ménagère. Toutefois, j’ai à porter et partager le fardeau de la bonne marche et administration des immeubles, des équipements, des accessoires, de la sécurité, de l’entretien, et des moyens de communication de la Paroisse. Même s’il y a des personnes, soit les membres du personnel, soit des membres de la Paroisse bénévoles qui s’en occupent en semaine, le soir et en fin de semaine, le fardeau retombe sur la personne qui est là, c’est-à-dire le curé.
Je n’ai pas à me préoccuper du financement d’un domicile familial, mais je n’ai pas non plus l’asile que fournit une résidence personnelle, et je dois composer avec les inconvénients certains de devoir demeurer au lieu de mon travail. Je ne peux jamais m’en éloigner sauf en le quittant, mais en quittant par le fait même mon seul chez moi. S’il y a des prêtres qui ont fait le choix de se procurer et de demeurer dans leur propre chez eux – maison, condo, appartement – c’est souvent avec l’aide de leur famille, avec un emploi plus rémunérateur qu’en paroisse, ou un emploi supplémentaire. Je n’ai jamais été en mesure de me payer une résidence.
Les gens en ville peuvent poser un choix sur leur mode de transport, soit en commun soit en se payant une voiture neuve ou usagée. En 27 ans je n’ai jamais eu le choix, devant toujours fournir une voiture pour mon travail, sans pour autant touchant quelque somme que ce soit pour compenser les dépenses occasionnées par l’opération d’un véhicule. La seule compensation a été de pouvoir jouïr du remboursement d’une fraction de ces dépenses par mon rapport d’impôt annuel. Pour ce qui est des revenus, toute personne qui travaille en Église – clergé ou laïcat – doit composer avec un salaire beaucoup moindre de ce que cette même personne pourrait toucher sur le marché du travail. Quand j’ai travaillé brièvement en milieu de la santé le salaire et les bénéfices valaient le double de ce qui est couramment offert en paroisse.
Le fait de ne pas avoir une épouse ni mes propres enfants semble me libérer de tous les drames quotidiens qu’ont à vivre et parfois subir les gens mariés. Le curé que je suis n’échappe en rien pour autant toute l’intensité des drames de la vie familiale. Au contraire, si vérité doit être dite, le curé est appelé à vivre une plus grande variété et quantité de drames humains, et beaucoup plus rapidement. À tout instant je suis appelé à y plonger entièrement sans souci pour mon propre confort ; afin de pouvoir être pour chacun de ces gens le pasteur, le père spirituel dont ils ont besoin et auquel ils sont en droit de s’attendre, compte tenu de l’amour que Jésus leur promet et leur offre dans la personne du prêtre.
À bien y penser, il serait tout à fait inutile de comparer la vie de personne mariée et du parent à celle du prêtre et du curé. Inutile également de tenter d’y voir une compétition quelconque pour la sympathie ou l’appréciation de la société ou des gens, ni au chapitre de ce que chaque personne doit y investir pour satisfaire aux attentes des gens qu’on prend à charge.
Les deux modes de vie sont à vrai dire et en toute vérité complémentaires, l’un enrichissant l’autre, et les deux enrichissant la société toute entière. On ne trouve pas plus de refuge dans la vie de célibataire consacré que dans la vie mariée et parentale. Il faut être une personne humaine qui n’a pas froid aux yeux pour tenter l’une aussi bien que l’autre. On ne réussit pas plus à l’une qu’à l’autre sans y mettre le plein prix de l’engagement total et entier de tout son être, de tout son cœur, de toutes ses forces et de toute son énergie, de toute son âme, et de toute sa destinée.
On ne vie pas une vie humaine à moitié – on la vie à plein ou pas du tout – on devient une personne pleinement humaine justement dans le vif de l’action qui exige d’un moment à l’autre, à la journée et à la semaine longue, et pour toute sa vie un engagement total. C’est précisément le prix très élevé de cet engagement continu qui fait de la vie aussi bien pour le célibataire consacré et le pasteur que pour l’époux et l’épouse et le parent une si grande aventure, et une aventure qui fait développer en nous tout le potentiel qui autrement demeurerait au sec mais sans son déploiement vital. Nous serions alors ambulants mais morts, sans vie, comme des graines jamais jetées en terre.
Puisse l’Esprit Saint de Dieu raviver en nous tous le feu premier de notre choix de jeune adulte de vivre pleinement notre vie. Que l’Esprit Saint de Dieu mette au cœur et à l’esprit de chacun et chacune de nos jeunes le goût de vivre la grande aventure humaine qui ne peut passer que par une vie d’engagement au service des autres par le renoncement de son propre confort et de ses propres préférences dans le très concret quotidien de la vie de tous les jours en compagnie de toutes ces personnes que le Bon Dieu veut bien nous confier.
Ce n’est pas que le renoncement de soi nous définit une vie sans plaisir, terne et sans joie. Au contraire, le renoncement de soi est la monnaie quotidienne sans quoi notre amour ne peut être à la fois purifié et dépouillé de tout ce qui cherche à prendre et à conserver pour soi ; afin que notre amour connaisse une maturité, une croissance, et une expansion apte à porter du fruit qui donne vie et joie à tout venant – commençant avec les personnes dont nous sommes responsables – et à la fois nous rend la satisfaction et la joie d’un travail bien fait et d’un chef d’œuvre d’amour vivifiant.
vendredi 23 octobre 2009
Le péché contre l'Esprit Saint
Le péché contre l'Esprit Saint est en quelque sorte un tel mépris pour Dieu - soit qu'Il existe mais qu'on n'aime pas sa manière de faire les choses, soit qu'Il n'existe pas du tout à nos yeux - qu'Il est en quelque sorte impuissant à faire quoi que ce soit en nous.
Ce n'est pas que Dieu alors refuse de pardonner ou est incapable de pardonner. Quand le Fils dans son humanité, Jésus, a offert sa vie et répandu tout son sang sur le chemin et sur la croix, Dieu ne pouvait en faire plus. Il a tout donné en se donnant Lui-même. Le pardon de Dieu est donc disponible à tous, comme Dieu fait tomber la pluie sur les injustes comme sur les justes.
Celui qui pêche contre l'Esprit Saint rend le pardon de Jésus et donc de Dieu son Père inefficace pour lui. Si je refuse de pardonner quelqu'un, je ferme la porte de mon coeur. Une fois fermée, cette porte ne peut plus admettre non plus le pardon que j'aurais pu recevoir des autres ou de Dieu. Dieu ne s'impose pas à celui qui a endurci son coeur, mais Il continuera de chercher des moyens, de laisser les événements de la vie, pour briser ce coeur, de le pénétrer de sa miséricorde.
Il est possible à l'être humain de Lui résister jusqu'à la fin, et alors c'est l'enfer, autrement cet être misérable empoisonnerait même le Paradis et le transformerait en Enfers. Dieu ne peut le permettre en raison de son amour équitable pour tous.
Aussi, toute personne qui a du mépris pour l'Église, tout en croyant qu'il aime Dieu, se trompe sérieusement. Aussi justifiable qu'on peut le penser de mépriser l'Église, remplie comme elle est d'êtres humains pécheurs, elle demeure l'Épouse du Christ. Il l'a aimé jusqu'à verser son sang pour la purifier et la sauver et l'unir à Lui. Qui méprise l'Église Épouse du Christ méprise le Christ. Il a dit aux apôtres "Qui vous rejette me rejette, et il rejette Celui qui m'a envoyé." Il a aussi enseigné "Quoi que vous fassiez au plus petit de mes frères, vous le faites à moi."
Tout parent le comprends. Quand on fait du mal à ses enfants, ce mal nous fend le coeur. Il en est ainsi pour Dieu à l'égard de nous tous et chacun, chacune. Pécher ou blasphémer contre l'Esprit Saint c'est en effet rendre vain ou inefficace en soi-même le pardon de Dieu, le sang versé de Jésus, la puissance régénératrice de l'Amour de Dieu qu'est l'Esprit Saint. On offense l'Esprit Saint quand on refuse de Lui laisser faire ce qu'Il ou Elle veut faire en nous....
Voici encore quelques liens intéressants:
Le blasphème contre l'Esprit Saint - point de vue Catholique chrétien....
Qu'est-ce que le "péché impardonnable?" - point de vue d'autres chrétiens....
mardi 20 octobre 2009
Jésus marcha parmi nous pendant quelques heures en la personne du Cardinal Jean-Claude Turcotte
Après la Consécration de l’Autel et de l’Église, où allons-nous ?
Now that our Altar and Church have been consecrated, where are we going?
La Consécration a été un moment marquant et déterminant pour moi, un moment décisif, et une grande et profonde grâce. At first, I was just overwhelmed by it all as the time of preparation gave way to the experience and the press of people, many of whom had the jitters and passed them on to me by asking me last minute questions. Si ce n’eut été du Cardinal, je n’aurais pas pensé à demander à Bishop Bob de faire sa part dans le texte et faire la bénédiction et l’envoi des enfants après le Notre Père.
Was it not amazing how the faithful who attended the Consecration Liturgy soaked up the Archbishop’s presence like people in the desert when they come upon fresh water in an oasis? Naturally, as I explained to a number of parishioners – I will write a reflection on this for either the website or bulletin or both – Cardinal Turcotte is our Archbishop, our chief Pastor. He has what is called the fullness of the Sacrament of Holy Orders, ordained three times; deacon, priest, and bishop. In addition, he was personally chosen by Pope John Paul II to be our Archbishop and shepherd the Church of Montreal.
When an Archbishop walks among the people – especially if he is a humble man of prayer and conscientious in manifesting pastoral charity to all whom he meets – it is much as when the Pope walks among the people. These men, personally chosen by Jesus through no merit of their own, are the poor instruments Jesus is pleased to use in order to continue his walk among us until the end of time. That is why people – even atheists – inexplicably melt into tears when the Pope passes by them, and they feel compelled to follow him: Jesus has touched them as Elijah touched Elisha, as Jesus himself touched throngs of individuals as He walked the roads of Palestine. This is what Holy Orders is, in three degrees.
Il en va donc de même avec notre Archevêque, et bienheureux ceux et celles qui se sont déplacés pour le recevoir et participer à cette Liturgie Sacrée qu’il nous a fait la grâce de présider. Nous avons été touchés par Jésus Lui-même, qui en toute génération se donne du mal pour choisir de pauvres instruments humains pour en faire ses représentants, Lui l’Époux de son Épouse l’Église, que nous sommes tous ensemble. Naturellement, cela aide que Monsieur le Cardinal Jean-Claude fait des efforts pour correspondre à cet appel qu’il a reçu du Seigneur. Avant même de venir, il s’informe de nous, il relève tous ce qu’il a observé de nous au fil des ans, même à distance, et il a beaucoup prié pour nous. Donc, à son arrivé, il avait déjà été précédé par la grâce de la sollicitude du Seigneur pour nous.
It was his smile, his demeanour, his warmth in word and gesture – like waving to the children in the choir in front of him – that demonstrated his joy at being among us like an unspoken or non-verbal “word” expressing the truth of who we are, all together, in God’s eyes, the redeemed and beautiful Bride of Christ Jesus, his Beloved Son. These are only some of the reasons why we responded so readily to the presence and service of our dear Archbishop during the few hours he spent with us. In him, Jesus walked among us in a personal way for a few hours, despite – no I dare say precisely because of – the Cardinal’s human frailty, unique character, approaching age and fragility, in short, all that makes him so human and sympathetic.
En tant que communauté paroissiale de foi, nous avons été ravivés et rappelés à notre vocation de cellule de l’Église universelle, comme l’Église domestique qu’est toute famille, et renouvelés dans notre participation à la mission que Jésus avait été envoyé par le Père pour commencer et confier à des êtres pécheurs et fragiles, mais pardonnés, sauvés, relevés, transformés, et envoyés dans le monde. Relisez l’homélie de notre Archevêque sur mon site web ou celui de la Paroisse, et notez ses dernières paroles.
So as a Parish we have been refreshed and recalled to our vocation as a cell of the universal Church, like every family which is a domestic Church, and we have been also renewed in our participation in the mission which the Father sent Jesus to begin and entrust to sinful and fragile human beings, whom He forgave, saved, lifted up, transformed, and sent out into the world. Reread the Cardinal’s homily on my website or that of the Parish and note in particular his last words.
dimanche 3 août 2008
JMJ08 à Sydney - un retour
samedi 21 juin 2008
Jours 5-6-7 - Ces derniers jours ont été un tourbillon de l'Esprit Saint...
jeudi 19 juin 2008
Jour 5 - Jésus vient nous chercher au plus profond de nos craintes, nous en retire, et satisfait notre faim à même l'amour de son Père.
mercredi 18 juin 2008
Jour 4 - Quel est l'état de l'auberge de mon coeur?
Qu'est-ce qu'on fait quand on se trouve devant Jésus au Saint Sacrement? On peut dire des prières, certainement.... On peut lire la Bible.... On peut chanter et louanger le Seigneur, et il fait bon de le faire, surtout en compagnie des autres pèlerins, retraitants, congressistes.... Mais il y a plus à faire, parce que nous avons tous plus à devenir....
Aujourd'hui c'était mon tour à prendre conscience un peu plus de tout ce qu'il y a en moi. Avec les soirs tards et la fatigue accumulée que j'avais déjà avant de venir, il en fallait très peu pour que je me sente irrité. Les deux derniers matins, en raison de tout cela et de nuits trop courtes, je dus faire attendre mes passagers quelques 5 à 10 minutes. Ce matin ce sont eux qui m'ont fait attendre jusqu'à 15 minutes. C'était la revanche en quelque sorte, à mon tour de connaître une petite irritation et faire preuve de patience et gentillesse, sachant qu'il fallait à nouveau affronter la circulation dense du matin et arriver un peu en retard pour la prière du matin.
C'est alors que je me suis rappelé de l'enseignement de Catherine de Hueck Doherty, fondatrice de Madonna House Apostolate à Combermere en Ontario. Catherine fut inspirée par la Sainte Vierge Marie qui avec Saint Joseph tint maison à Nazareth et éleva Jésus, Fils de Dieu et son fils aussi. Voyant les tâches quotidiennes faites certainement avec le plus grand amour que le monde ait jamais connu par Marie, Catherine tout en contemplant fut saisie de la réalisation que Marie devait aussi prendre conscience de toutes les autres mamans autour d'elle et dans le monde, et se sentant riche d'avoir pour fils Jésus, dut offrir ses efforts par amour à Dieu pour le bien de ces contemporaines....
Catherine appelait cette contemplation jumelée de prière d'intercession spontanée le devoir du moment. Non seulement nous faisons de notre mieux pour faire ce que nous croyons être la volonté de Dieu pour nous à tout moment, mais nous le faisons avec tout l'amour dont nous pouvons faire preuve, comme si nous le fassions pour Jésus Lui-même; car Il nous en a fait part dans cette parabole du grand roi qui vient rendre son jugement: tout ce que nous faisons pour le plus petit de ses frères, nous le faisons pour Lui. En plus, nous laissons l'Esprit Saint nous faire prendre conscience de tous nos frères et toutes nos soeurs par le monde entier qui ressentent des sentiments semblables ou expérimentent des épreuves semblables, et en ce moment-là nous faisons intercession pour eux, pour elles.
C'est un geste d'amour pur que de prier pour quelqu'un qu'on ne connait même pas, mais que Dieu connait et aime.... Ça a été une journée comme ça... pour penser aux autres, tout en réalisant à quel point j'ai besoin d'être sauvé par Jésus de mon égoïsme.... C'est alors qu'après avoir prié et somnolé dans la Chapelle d'Adoration Don de Dieu, on a demandé des prêtres pouvant confesser en anglais. Je me suis présenté et en fin de compte j'ai reçu deux pénitents francophones.... Jésus m'a montré à nouveau ce qu'Il se plait de faire en moi et par moi, et par le fait même me demanda de continuer de Lui faire confiance et Le laisser me travailler....
La grâce du Congrès, de la retraite que le Seigneur veut nous donner finit toujours par devenir une affaire personnelle. C'est encore une grâce de se laisser faire entre ses mains.... Pour en lire davantage sur l'approfondissement de notre amour pour Jésus jusque dans nos relations avec les autres, et si vous pouvez lire l'anglais, je vous invite à aller voir Fr. David May dans son article intitulée: "Prayer at a Roadside Shrine."
Bonsoir, pèlerin, pèlerine de l'Absolu!
mardi 17 juin 2008
Jour 3 - Jésus veut rien de moins que notre transformation!
C'est ainsi que j'ai somnolé durant l'homélie de l'ancien secrétaire du Pape Jean Paul II, le Cardinal Stanislaw Dsiwisz. J'ai beaucoup aimé sa voix, et sa présidence de la Sainte Eucharistie. Après diner, je me suis rendu à ma voiture où j'ai pris une sieste. Ensuite j'ai prié et je me suis rendu à une conférence de fin d'après-midi en espagnol par un formateur d'évangélistes catholiques. En bref, il a très clairement démontré qu'il est impossible pour nous de faire d'autres disciples pour Jésus à moins d'être nous-mêmes ses disciples, des croyants qui se laissent former par Jésus, par sa main, comme le pain qu'Il offrit la nuit avant sa passion, comme l'argile dans les mains du potier.
Nous devons être amoureux de Jésus, être affamés de sa Parole, et de ne désirer que Lui, afin de ne pas succomber à tous les petits désirs qui en fin de compte ne sont qu'effémères.... Jésus offre de purifier les intentions de notre coeur, pour qu'il ne reste enfin que le même désir qui le conduisit à ne chercher qu'à faire la volonté de son Père.
Le suisse, Père Nicolas Buttet, fondateur de la Fraternité Eucharistein, nous a raconté plein de témoignages de jeunes qui ont connut une restoration remarquable aux pieds de Jésus dans le Saint Sacrement au Tabernacle. Comme un petit enfant lui dit, "Si on n'aime pas Jésus, on connait Dieu de travers." Il n'est pas possible de connaître Dieu sans l'aimer. Ce n'est que par l'amour qu'il est possible de vraiment connaître Dieu.
Jésus dans l'Hostie est nu comme Il était dans la crèche à sa naissance. Dans l'adoration eucharistique, Jésus nous reconstitut dans la foi, l'espérance, et la charité. Comme cette fille suicidaire qui décida de veiller devant Jésus au Tabernacle pendant neuf nuits. Elle n'avait aucun autre recours et était désespérée. Peu à peu, nuit après nuit, elle présentait ses plaies à Jésus, et Lui les pansait et la Vierge Marie la berçait, voilà l'impression qu'elle eût de ces veillées. À la fin, elle fut entièrement restaurée et elle bondit de ses ténèbres comme on bondit d'un tremplin.
Jésus nous offre la transfiguration dans l'amour de Dieu pour nous sauver de la défiguration de la vie de consommation. Voilà un nouveau signe des temps que Jésus accomplit: plein de jeunes souffrant un mal d'aimer et de vivre qui viennent à Jésus là où on fait l'adoration, et ils s'y mettent eux aussi pour découvrir que Jésus est vraiment là, les aimant, les guérissant. Il ne suffit pas de croire dans notre pensée en Jésus présent réellement dans le Saint Sacrement, il faut y aller Le rencontrer....
Vous pouvez lire davantage de mes impressions à mon blog anglais.....
lundi 16 juin 2008
Jour no. 2 - La grâce d'un Congres Eucharistique c'est vraiment la rencontre de la Sainte Eucharistie, c'est-a-dire de Jésus Christ en Personne!
J'ai participé à tout ce matin: prière du matin, catéchèse majeure de l'Archevêque de Washington sur Jésus Eucharistie et le sens de ce qu'Il a fait et comment Il continue toujours de le faire en nous aujourd'hui.... suivi d'un témoignage par Jean Vanier.... Il est désolé et nous fait réaliser à quel point nous le sommes aussi que notre monde si compététif ne se rend pas compte des divisions que nous créons entre nous et les pauvres.
Pourtant, Jésus est venu offrir de combler nos manques d'être aimés et à aimer.... Toujours, nous avons plus ou moins besoin qu'une autre personne s'intéresse à nous afin de aider à nous faire valoir à nos propres yeux.... Nous avons tous besoin de la présence réelle d'une autre personne qui s'intéresse à moi. Étant désormais aimés de Jésus, Il veut nous rendre comme Lui avec la force de son amour pour nous, pour moi, me rendant capable et engagé de me rendre présent à une autre personne, à d'autres, afin d'être pour eux une présence réelle qui dit, "Allô. Je veux être ton ami. Je m'engage à être là pour toi."
La Messe du Cardinal Ouellet fut belle et touchante, même s'il n'y avait qu'une trentaine des 250 voix (pas 400 comme j'ai écrit hier) et qu'une douzaine environ de musiciens, mais quelle beauté encore.... Cette fois, on m'a emmené tenir un calice afin que des prêtres reçoivent le Seigneur après L'avoir distribué à nos frères et soeurs du Congrès.
En après-midi, j'ai parcouru les expositions, puis me sentant fatigué, je suis allé me reposer dans une des chapelles d'adoration. Je me suis rapidement endormi dans mon banc, mais peu à peu, priant et demeurant présent à Jésus Hostie, je me suis aperçu d'un regain de vitalité en moi, et la réalisation de mon besoin de me confesser. Alors je suis allé me joindre à un douzaine d'autres pénitents.... Ce fut une belle expérience, comme toujours, et cette fois le prêtre de L'Émmanuel, une communauté nouvelle, partagea une belle expérience qu'il fit avec des jeunes en excursion dans une forêt.
S'étant arrêtés pour adorer Jésus, il leur demanda s'ils entendaient la sève couler dans les arbres en éclosion de printemps. Non firent-ils. Ils ne la voyaient pas non plus. Eh bien, fit-il, il en est de même de Jésus. Il est la vigne et nous en sommes les sarments. Nous n'entendons ni voyons la sève divine qui coule de Jésus en nous. Pourtant, nous en ressentons les nouvelles pousses... Il fait couler en nous l'amour qu'Il vit avec son Père dans le Saint Esprit....
Jésus m'attendait donc, en ce Congrès Eucharistique, là où je m'en attendais le moins.... Il aime souvent nous surprendre ainsi... Je pense qu'en quelque sorte Jésus est un grand romantique, mais Il est un Bien-Aimé dont le pas est sure et la parole juste, l'amour est fidèle et la main ferme avec notre faiblesse de pécheur...
Loué soit-Tu Seigneur! Que Tu est beau et grand! Jésus, j'ai confiance en Toi. Montre ta miséricorde à tous ceux qui sont perdus ou qui ne Te connaissent pas encore vraiment ou assez personnellement. Viens Seigneur Jésus....
Essayez de capter au moins quelques images, quelques scènes des catéchèses et des liturgies ici au Congrès.... Que le Seigneur vous bénisse vous et votre famille....
Voyez quelques autres liens sur le sujet de Jésus Eucharistie.
dimanche 15 juin 2008
LE 49e CONGRÈS INTERNATIONAL EST LANCÉE!!!!!
Très rapidement nous avons pu être accrédités et avons réglé notre hébergement... Chaque délégué a reçu un sac avec tout le nécessaire.... y compris notre carte d'identité qui nous donne accès même au transport en commun. Nos livrets de participation nous entrainent aussitôt dans le mouvement, et après être passé par le casse-croûte nous avons suivi les filées de gens se rendant au Colisée pour les cérémonies d'ouverture...
Discours formels d'ouverture et de bienvenue, paroles signifiantes soulignant et rappelant le rôle primordial des pionniers et missionnaires qui ont commencé et la colonisation et l'évangélisation de l'Amérique du Nord.... Ensuite le spectacle commença... son et lumières, marionettes géantes représentant les missionnaires, premiers évêques, fondatrices de communautés religieuses, saintes et bienheureux du Québec...
Que de belles mélodies de l'orchestre symphonique... et de magnifiques chants du choeur de 400 voix... et la dignité des dames de la gestuelle... une belle douzaine ou plus... quelle grâce... quelle dévotion.... quelle beauté.... les processions... les ornements.... la discipline, la dignité, la ferveur des participants autour et dans ce sanctuaire circulaire au centre de la surface qu'on glace pour le hockey.... Le tout fut aussi beaux que le meilleur des spectacles aux Jeux Olympiques... avec par surcroit toute la beauté et signification de notre foi en Jésus le Christ, Sauveur et Seigneur, le Don de Dieu pour la vie du monde!
Je me suis retrouvé en train de donner la Sainte Communion aux délégués et participants, vieux et jeunes.... quelle foi, quelle dévotion, quel amour du Seigneur! Même si on nous envoya avant que nous puissions communier nous-mêmes, ma communion fut de tenir le Seigneur et de Le donner à ceux et celles qu'Il aime....
Qu'elle était belle la jeune femme qui me serva d'hôtesse pour me conduire à ma station... Je suis persuadé qu'il n'y a aucun être humain plus beau, aucune personne humaine plus belle que celle qui aime le Seigneur parce qu'elle se sait aimée de Lui!
La finale et le comble de notre joie fut le moment d'exposition et d'adoration à la fin de la Messe.... temps de silence et de chant nous permettant d'exprimer au Seigneur notre adoration, notre affection, notre action de grâce... Il fut mis en montre moyennant une Hostie d'au moins 18 pouces de diametre dans un ostensoir fait en bois d'au moins 5 pieds de large et aussi haut...
Le moment venu d'accompagner Jésus Hostie à sa chapelle d'adoration pour la durée du Congrès la foule s'est mise à acclamer son Seigneur et son Bien Aimé... applaudissements, cris de joie, chants et louange... quel spectacle... Jésus Super Star, le Vrai Modèle de l'humanité, venu sauver toute personne qui ose croire en Lui et Lui faire confiance.... Quelle conviction de l'assemblée... et quelle dévotion spontanée partout où on conduisait Jésus Hostie d'abord hors du stade puis ensuite vers sa chapelle d'adoration...
Vous voilà unis à nous par le moyen de la télé cette semaine, mais encore mieux, par la communion dans la prière et l'adoration où que vous vous trouviez.... Pour ma part je vous écris de la Paroisse St. Jean Chrysostome sur la rive sud de Québec. L'abbé Gilles
lundi 5 février 2007
Nos enfants, nos familles, nos marriages, notre société, nos églises... c'est le bordel tout autour...
Quand nous rencontrons une personne en détresse, il est tout à fait naturel de vouloir lui venir en aide dans la mesure de notre possible. Il en est donc de même avec ce qui suit, puisqu'il s'agit d'un mal de société, pour le moment je ne vois pas de meilleur façon d'offrir l'aide qu'il m'a été donné de pouvoir offrir. Ma profession en tant que prêtre et pasteur en est une de privilège, à mon avis, car depuis mon séminaire jusqu'à ce jour il m'a été offert des opportunités sans nombre de formations diverses, d'expériences uniques comme professionnel de la foi en notre société, et d'observations intimes des mouvements intérieurs dans les esprits et les vies de centaines de personnes.
Cette réflexion risque de troubler le lecteur et la lectrice, mais dites-vous bien qu'il ne s'agit pas du tout de se culpabiliser, mais au contraire de pouvoir apprécier ce que nous avons fait de bien et voir ce que nous pouvons améliorer et aider les autres à ce faire. D'abord il nous sera utile de mieux comprendre qu'est-ce qui se passe au-dedans de nous en tant que personnes humaines dès notre plus jeune age et aussi comment notre développement est lié intimement avec les personnes autour de nous, notre environnement, et la réalité au-delà de l'immédiat que nous pourrions appeler notre "origine" et notre "destinée".
J'ai reçu un langage pour pouvoir comprendre et exprimer ce qu'il m'a été donné d'observer lors de mon ministère, de ma formation, et de ma vie toute entière lors d'une formation pour prêtres et autres personnes responsables dans l'Église qui nous a été offerte par Dr. Jeannine Guindon et son équipe à l'IFHIM - l'Institut de Formation Humaine Intégrale de Montréal de 1985 à 1990 à l'Institut même. De plus, le directeur du Mercy Center du Colorado, un centre de formation aux États-Unis, dont les méthodes et les fondements proviennent d'une autre approche mais sont complémentaires à celles de l'Institut, est venu à deux reprises donner des sessions de formation à nos prêtres anglophones, et cela n'a fait que confirmer ce que j'avais déjà reçu. J'ai pu vérifier la vérité de ce qu'on nous y apprenait en utilisant pour moi-même les instruments qui nous furent offerts et en les partageant avec les autres. Toute personne peut se voir aidée ne serait-ce que par une meilleur compréhension de ce qui est à l'oeuvre en nous.
Apparemment, toutes les observations de gens ordinaires - et de ceux qui sont en santé et de ceux qui ne le sont pas - nous conduit de façon empirique à conclure que le meilleur modèle pour une croissance optimale des enfants, des filles aussi bien que des garçons, est celui d'une famille dirigée par deux parents: une mère et un père qui sont fortement liés par un lien d'amour stable et fidèle. Celà devient évident par la seule constatation de la vulnérabilité des enfants en jeune age jusqu'à l'age où ils deviennent adultes tout à fait indépendent et capable de se prendre en main. Désormais, ils continuent d'apprécier leurs parents en tant que mentors.
La façon la plus pratique d'aborder ce sujet serait peut-être de traiter du processus de notre développement humain selon les étapes le long desquelles ce développement se déroule. Il y en a six de ces étapes, après lesquelles c'est tout le long de notre vie adulte que nous continuons de vivre, d'exploiter, et de développer ce qui a été commencé en nous lors de notre jeunesse. Ces étapes de notre développement primordial ou fondamental a été observé, étudié, et illustré par le moyen de théories et de modèles de développement qui furent par la suite vérifiés, modifiés, et améliorés par d'innombrables expériences et études scientifiques aux mains de quantité de chercheurs, cliniciens, et praticiens des diverses branches de médecine, de psychiatrie, des autres sciences humaines, et même de la théologie.
Une vie humaine se développe d'abord "in utero" lors des environ neuf mois de grossesse, puis intervient la naissance, qui est pour le bébé une démarcation très nette de ce qu'avait été la vie jusque là. Dès la naissance on nous dit qu'il y a six étapes de développement qui en principe devraient voir s'établir les paramètres ou structures fondamentales de la personne humaine, suite auxquelles la personne entre en vie adulte, un processus qui continue jusqu'à mort s'en suive, pour ainsi dire.
Tout le développement qui a pu se faire de la naissance à l'age adulte, qui débute à environ 18 ans, est appelé à se continuer, à se développer, et à s'approfondir. Tout ce qui n'a pu se faire lors de cette jeunesse se fait ressentir en quelque sorte comme un handicap, mais on peut néanmoins deprendre le terrain perdu avec de l'aide. Voilà pourquoi les amitiés avec des gens sains, les relations avec d'autres parents - qui ont peut-être des qualités, des aptitudes, et de l'expérience autres que ses propres parents - des professeurs, des mentors, des intervenants de la santé, et des pasteurs peuvent être si bénéfiques.
On nous dit également que les observations et études démontrent qu'il y a de nouveaux défis pour la personne adulte à relever à chaque nouvelle décennie (30, 40, etc.) et qu'il est devenu possible de cerner quels en sont les enjeux et comment ont peut relever ces défis et approfondir son humanité pour connaître un sens à donner à sa vie qui est toujours plus signifiant et qu'on choisit avec davantage de liberté.
.... à suivre....
samedi 3 février 2007
Holà! Quoi de neuf?
Je fais également la connaissance de beaucoup de gens lors de mon ministère à l'hôpital, et toutes ces personnes me font voir d'innombrables façons d'être humain, avec une variété incessante de scénarios aux niveaux de la santé, de la famille, des amitiés, du travail, de l'appréciation de la vie, des questionnements que la maladie suscite, des relations avec le Père, avec Jésus, et avec le Saint-Esprit pour les chrétiens ou le Créateur pour les autres, et de la vie intérieure.
C'est remarquable de voir combien transparent beaucoup de gens deviennent lorsqu'elles sont dans un lit d'hôpital, et c'est pour moi un grand privilège de partager - même pour quelques instants seulement - leur espace privé et cette intimité d'âme d'où elles partagent un aperçu de ce qui leur arrive et l'état d'âme dans lequel elles se trouvent. Au cours de ces expériences, je me rends compte avec de plus en plus de clarté de mon impuissance personnelle de faire quoi que ce soit pour ces gens. Je ne suis qu'un autre être humain trop souvent au dépourvu face à toutes les vicissitudes humaines que je rencontre et avec lesquelles ces gens sont aux prises.
Cela devient pour moi de plus en plus claire que je ne suis pas seul lorsque je me rends auprès de ces malades et opérés, de ces vieillards ou accidentés. Les gens perçoivent, avec plus ou moins de clarté, qu'il y a un Autre que Se fait sentir et en quelque sorte percevoir à l'occasion de cette petite visite. Je suis alors comme un visiteur dans un pays lointain qui en devenant plus familier se rend de plus en plus à l'aise dans ses relations avec les gens qu'il rencontre. Je prie beaucoup avec les gens et encore plus au dedans de moi, entretenant un dialogue presque continu avec les trois Personnes de la Sainte Trinité. De temps à autres Elles me font voir la puissance d'amour avec laquelle Elles touchent ces âmes, ces intellects, ces coeurs, et même ces corps....
Quelle merveilleuse vocation que de servir le Peuple de Dieu comme prêtre de Jésus Christ! Loué soit-Il avec son Père et l'Esprit Saint, qui donne la vie, maintenant et pour toujours! Vous qui êtes notre seul et unique Dieu, qu'il vous plaise de Vous glorifier en nous, afin que tous en viennent à Vous connaître et goûter que Vous êtes bon, et reviennent puiser en Vous la vie éternelle qui est déjà commencée à l'intérieur de ces âmes qui sont bonnes et qui désirent tout ce qui est juste, bon, vrai, et beau....
l'abbé Gilles
mercredi 17 janvier 2007
Je suis prêtre - alors pourquoi toute cette activité internet? Qui se donnera la peine de lire ou d'écouter?
Comme la Dr. Jeannine Guindon aimait tant le répéter, comme partie intégrale du programme de formation dont elle fut la pionnière dans les années 1950 et 1970, il s'agit du sens et du but qu'on veut donner à son existence qui fait de nous les personnes que nous devenons. Alors que la question de mon ami pénétrait au plus profond de mon âme, je me rappela la profondeur de la gratitude dont je jouis depuis déjà plusieurs mois.... à vrai dire, depuis ma période sabbatique à Chicago....
Je suis reconnaissant pour la grande grâce d'avoir été choisi et aimé par la Très Sainte Trinité depuis mon enfance.... Je me souviens toujours de mon initiation chrétienne: mon premier Pardon, ma Confirmation, et ma première Sainte Communion.... il y avait vraiment quelqu'un qui était là.... de fait, Ils étaient Trois! Pendant des décennies de ma jeunesse jusqu'à la maturité il y avait des conflits intérieurs et une confusion tout à fait pénible. Ce ne fut que lorsqu'un bon vieux prêtre qui aimait les jeunes gens partagea avec nous la grande grâce du silence, de la réflexion, et de la prière, que j'eus une véritable opportunité - pour la première fois de mes 27 ans - à prendre une rétrospective de mon "histoire sainte" avec Dieu.
Eh bien, une fois le barrage ouvert, il n'était plus question d'arrêter ce fleuve intérieur - je ne pouvais pas satisfaire mon nouvel appetit pour le silence, les retraites, et la prière, et l'aventure de connaître toujours mieux les trois Personnes Divines, et leur façon d'être présent, de parler à mon âme et de me diriger au plus profond de ma pensée, de mon coeur, et de mon âme....
Ensuite ce fut un autre grand combat et un appel merveilleux: celui de suivre Jésus et de le servir comme prêtre.... Après 23 ans et plus, je suis rempli et débordant de reconnaissance pour ce privilège de voir Jésus parler, guérir, illuminer, enseigner, avertir, faire des reproches, prévenir, instruire, former, diriger, et nourrir à travers moi, et ce n'est que le commencement....
Ça continue! La vérité est pour moi toute limpide que notre Dieu est si grand pour accomplir de telles bénédictions et de donner l'abondance de vie aux gens de façon si merveilleuse en se servant de la pauvreté et la faiblesse que je suis!
Les bienfaits sont innombrables et se produisent constamment chez mes parents qui, malgré - non peut-être même à cause de - leur faiblesse croissante et leur maladie progressante, se voient vieillir dans l'automne et l'hiver de leurs vies et de façon si gracieuse pour autant.... Ma soeur et moi ne sommes que tous les deux, et cela a été et demeure toujours un fardeau, et pourtant, nous nous trouvons changés, purifiés, aggrandis et bénis aussi bien que nos parents par l'opportunité et le défi de nous occuper avec amour de nos parents vieillissants....
Cette transition que je suis en train de vivre de Becket à S. Luc et à l'Hôpital Lakeshore a été et continue d'être tout à fait exaltante et épuisante, mais j'ai la profonde impression que tout est bien et pour la gloire de Dieu. En fait, voilà pourquoi je me donne la peine de ce blogue que je viens tout juste de commencer et que je poursuit l'autre en anglais que j'ai commencé à l'instar de l'abbé Tom Dowd au printemps 2004 avant d'aller en période sabbatique.
En plus, juste cette semaine et la semaine dernière j'ai enfin pu activer mon site web. Mon intention dans tout cela est tout simplement de mettre au grand jour tous les dons que le Seigneur semble prendre plaisir à verser pour vous son peuple en se servant de moi, tel que je suis. Alors nous affichons les homélies sur le site web afin que vous pouviez les entendre de nouveau, et nous affichons ici des réflexions occasionnelles.
Chères soeurs et chers frères dans le Christ, et vous autres invités, soyez les bienvenus et sentez-vous tout à fait libre de partager ce site avec vos proches et vos amis, vos confrères étudiants, et vos collègues de travail. Notre Créateur et Dieu fait à l'heure actuelle quelque chose de merveilleux dans les pensées, les coeurs, et les vies des gens de notre temps, malgré tous les ténèbres et toute la violence que les médias ne cesse de nous regurgiter comme une dose quotidienne de poison à des condamnés.
Il est à peu près temps que nous nous donnions une diète autre que ce poison. Nous savons bien que le mal est là dehors, tout autour de nous, et oui, même au-dedans de nous, mais voilà pourquoi c'est une si grande Bonne Nouvelle que Dieu nous a envoyé un Sauveur en Jésus Christ!
Jésus qui nous est donné par le Père est justement l'antidote au poison déversé sur le monde en vomissure de dragon par le père du mensonge et chef des rebèles, l'ancien serpent.... Jésus est Seigneur et a écrasé le serpent, défait le dragon, lui ravissant son amas de trésor. Il nous a fait ses enfants afin que nous puissions jouïr de la liberté des enfants de Dieu. Gloire à Dieu notre Père en son Fils unique, notre Seigneur Jésus Christ, victorieux du péché, de la souffrance, et de la mort, et en le Saint-Esprit, Seigneur qui donne la vie! maintenant et à jamais dans les siècles des siècles. Amen!
l'abbé Gilles
Pourquoi n'importe qui ne peut pas communier dans l'Église catholique romaine?
Cela soulève une question plus fondamentale: c'est quoi au juste la Sainte Communion? Allons tout de suite voir ce que Jésus a fait et ce qu'Il avait de toute évidence l'intention de faire. Étant donné que les Juifs fêtent depuis toujours la Pâque en famille, il est raisonnable de penser qu'il y eût avec Jésus et ses apôtres à la dernière cêne au moins quelques disciples, hommes et femmes, et peut-être même des familles des apôtres, pour aider à préparer et à servir le repas. Néanmoins il est aussi possible et même probable que Jésus ait célébré cette Pâque très spéciale dans la seule intimité de ses 12 apôtres. C'est du moins ce que les évangiles nous laissent voir.
La signifiance de ce dont nous témoignent les évangiles c'est l'intention manifeste de Jésus de faire quelque chose de tout à fait inusité: il transforma la Pâque juive pour en faire un rituel très personnel se liant ses apôtres et par la suite tout ses disciples à Lui, et par le fait même, il posa une main d'autorité sur les Douze pour les désigner et déléguer pour célébrer ce rituel à sa place à l'avenir, indiquant clairement qu'Il ne serait pas avec eux pour beaucoup plus longtemps.
La Lettre aux Hébreux fut incluse par l'Église primitive dans le Nouveau Testament en même temps que tous les soi-disant évangiles gnostiques furent rejetés, puisqu'ils furent tous composés longtemps après les apôtres. Cette Lettre au Hébreux explique clairement le sens de ce rituel qu'on appela Eucharistie que Jésus légua à sa nouvelle Église et communauté de foi de ses disciples. Voici le moyen que Jésus se donna et nous donna pour réaliser entre autres cette parole conservée pour nous par Matthieu: "Voici que je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du temps." Mt 28:20
L'Eucharistie est donc le moyen privilégié choisi pas Jésus, qui s'est montré Sauveur et Seigneur par son crucifiement, sa passion, sa mort, sa résurrection d'entre les morts, et son ascension dans le ciel, d'où Il reviendra dans la gloire le jour voulu par le Père pour rassembler les nations devant Lui et juger toute l'humanité (voir Mt 25:31-46); pour unir ses disciples à Lui, pour les nourrir de la vie divine qu'Il a avec le Père et l'Esprit Saint depuis toute l'éternité (Jn 1:1ss; 6:48ss; 14:1ss), les équiper pour la mission de répandre la Bonne Nouvelle, et les sauvegarder du levain empoisonné du prince de ce monde.
Jésus donna toute autorité à ses disciples et à leurs successeurs de continuer sa mission et de faire croître son oeuvre dans le monde et de gérer les biens spirituels qu'Il leur confia. Voilà pourquoi l'Église en chaque génération depuis les apôtres s'est prononcée au besoin pour rendre aux gens de chaque génération une interprétation juste de la volonté de Dieu manifestée en son Fils et notre Seigneur Jésus, le Christ, le Messie et unique Sauveur de toute l'humanité.
Pour en venir rapidement au cas présent, qui peut communier, il suffit pour l'instant de répéter l'enseignement de l'Église (voir Le Catéchisme de l'Église Catholique, Partie 2, Section 2, Article 3, nos. 1322 à 1419). On y voit très clairement déclaré que "L'Eucharistie est proprement le sacrement de ceux qui sont en pleine communion avec l'Église." (no. 1395) Cela veut dire que ceux qui s'avancent à l'autel pour recevoir le Corps et le Sang du Christ doivent être de véritable membres de son Corps qui est l'Église.
Ils doivent vivre comme ses disciples et doivent être attentifs aux besoins des pauvres et généreux à leur égard, car ils sont bénéficiaires eux-mêmes de la miséricorde de Dieu. Ils doivent être dociles à la mouvance de l'Esprit Saint, respectueux envers leurs pasteurs, charitables envers leurs voisins, dévoués envers leurs frères et soeurs disciples, et soumettre leur propre volonté à la volonté de Dieu, entre autres façons, en recevant l'enseignement de l'Église comme l'enseignement même du Christ.
Il y a un lien direct entre la réalité que nous vivons et ce que nous faisons et célébrons dans ce que nous appelons l'assemblée - le mot même que Jésus utilisa quand Il donna le nom de Pierre à son apôtre Simon - en sorte qu'il n'est pas du tout approprié de recevoir la Sainte Communion de façon cavalière sans tenir compte de cette réalité. De quelle réalité s'agit-il? Il s'agit de la mienne, de celle de l'Église, du Christ, et du monde.
Toute personne qui veut recevoir le Corps et le Sang de Jésus doit être baptisé dans l'Église Catholique Romaine et être en pleine communion avec cette Église, donc avec son enseignement et avec ses moeurs et sa morale. Elle doit être également confirmée, afin d'être justement en pleine communion et pleinement initiés aux mystères du Christ. Dès qu'on commet un péché grave, tels ceux dont nous avertissent les 10 commandements, nos liens avec Dieu sont rompus et aussi nos liens avec le Corps du Christ qu'est son Église, avec nos proches, et même avec la création autour de nous. Une fois dans cet état mortel, c'est la vie de Dieu en nous qui se trouve atteinte de façon mortelle, en sorte que nous avons perdu nos sensibilités à ce qui est juste et bon et ce qui plaît à Dieu.
Qu'on s'en rende compte ou non, qu'on le ressente ou non, si j'ose recevoir la Sainte Communion dans un tel état, je me moque de Jésus, de son enseignement, de sa présence dans l'Église, du soutient qu'Il donne tous les jours à ses pasteurs, de sa passion et de sa mort pour moi et pour tous les pécheurs. Il a déclaré que nous sommes tous pécheurs, et Il a accepté de mourir pour nous et à notre place; afin que nous nous repentions de nos choix mauvais et de notre préférence pour les ténèbres. Si je prétends ne pas avoir de péché je me moque de Dieu, et si je déclare ne jamais avoir fait de péché, je traite Dieu de menteur. Ce sont des paroles directes et fortes qui nous viennent de l'apôtre Jean, celui que Jésus aimait. (1Jn 1:8-10)
Donc, toute personne baptisée et confirmé en état de grâce devant Dieu et en pleine communion avec l'Église Catholique Romaine peut recevoir la Sainte Communion. Alors, cette communion lui obtient le pardon de Dieu pour les menus péchés, les petits défauts d'amour. Quand cette personne commet un péché grave, elle doit d'abord se confesser et obtenir l'absolution avant de revenir à la Table du Seigneur. Entre temps, elle dois toujours venir à la Sainte Messe afin de participer aux prières. Le Seigneur veut notre présence et notre participation à tel point qu'Il en a fait un commandement (le 3e) et Jésus nous a donné son propre exemple d'un homme de foi qui allait chaque jour du Seigneur à la synagogue et chaque grand fête au Temple. L'auteur de l'Épitre aux Hébreux nous met en demeure de ne pas négliger l'assemblée comme le certaines personnes le font. (He 10:25)
Les chrétiens membres des églises orthodoxes peuvent en ce qui concerne notre Église recevoir la Sainte Communion; cependant, dans plusieurs cas leurs propres pasteurs le leur défendent. Tout chrétien des églises de la réforme ne peuvent pas recevoir chez nous la Sainte Communion car ils refusent en tant qu'églises l'autorité pastorale de notre chef pasteur, l'évêque de Rome. Ce serait une moquerie de Jésus que de refuser de reconnaître son vicaire sur terre pour alors s'avancer à son autel. Ceux qui s'avancent pour prendre la Sainte Communion le font en général avec sincérité, mais sans se rendre compte de l'inconséquence de leur geste. Il s'agit de cet attitude mondain qui se considère indépendent de toute attache ou appartenance ou obligation.
À plus forte raison n'est-il jamais question qu'une personne non-chrétienne ose s'avancer pour prendre la Sainte Communion. Même fait dans la sincérité, un tel geste représente le comble de l'ignorance et du manque de respect pour les autres et pour leurs façons de faire. Quel chrétien oserait par exemple se faire passer pour juif et s'infiltrer dans une synagogue ou se faire passer pour musulman pour s'inflitrer dans une mosqué? Une personne, aussi sincère soit-elle, qui se comporte ainsi agit en espion et manque de conscience. Il est de notre devoir, pour l'honneur du saint Nom de Jésus, pour la gloire de Dieu, pour le progrès de l'Évangile, pour l'édification de l'Église, et pour le salut des âmes de faire tout dans notre pouvoir pour mettre de telles personnes en demeure de la réalité de notre foi et des exigences du respect le plus fondamental.
Il va sans dire que toute personne humaine est bienvenue dans notre assemblée dominical, surtout quand il s'agit des membres de la famille d'un de nos membres. De tels gens sont nos invités, et ils peuvent prier avec nous à leur façon, mais ils ne peuvent jamais recevoir la Sainte Communion. Ils pourraient s'avancer dans la ligne de communion, et les bras croisés demander une bénédiction. Néanmoins, ils doivent réaliser que déjà un tel geste représente une approche vers Jésus, un pas en notre direction et un pas les éloignant de leur propre foi actuelle. Avec le temps, s'ils le désirent, ils peuvent demander d'être acceptés comme catéchumènes pour entrer en formation en vue d'éventuellement être initiés aux mystères chrétiens. C'est une des choses que nous faisons à tous les ans à la veillée paschale.
Je n'ai pas entendu les paroles de son Éminence Monsieur le Cardinal Marc Ouellet, mais selon ce qu'on m'en a fait part, je suis de son avis qu'il est grand temps que nous, chrétiens catholiques romains du Québec ayons un minimum de dignité, de fièrté, de respect et de responsabilité pour notre foi et que nous rendions témoignage au Seigneur Jésus et à son oeuvre qui se poursuit en nos jours dans son Église sous la mouvance de l'Esprit Saint y compris dans nos pasteurs à tous les niveaux. Comme toutes personne humaine et religieuses de par le monde entier, nous aussi avons nos façons de faire, et on s'attend à ce que toute autre personne nous respecte et ne tourne pas en moquerie ce que nous chérissons!
Cette réflexion nous rappelle le don que le Seigneur nous fait et l'opportunié qu'il représente qu'il nous est donné un temps de nous préparer pour le Congrès Eucharistique International qui se tiendra à Québec l'été 2008. Un temps de grâce pour redécouvrir le grand mystère qu'est l'Eucharistie et d'en approfondir notre propre expérience et appréciation; afin que le Seigneur nous rapproche de Lui, chacun et chacune et nous tous ensemble!
l'abbé Gilles
samedi 13 janvier 2007
Prions ensemble maintenant - le Seigneur le veut!
La semaine prochaine dans le monde entier les chrétiens commenceront à participer à la Semaine annuelle de Prière pour l'Unité Chrétienne, tandis qu'au Canada et dans d'autres pays les chrétiens participeront à cette semaine incluant les deux fins de semaine avant et après le 25 janvier, la fête de la Conversion de S. Paul. Les Services de la Pastorale de l'Hôpital Général du Lakeshore viennent tout juste d'envoyer aujourd'hui une invitation à des douzaines de chefs religieux de l'Ouest de l'Île et même au-delà d'offrir un service de prière et louange au courant d'une des journées entre les 18 et 25 janvier inclusivement. Des conseils des églises de par le monde entier ont préparé les matériaux pour la prière et la louange qui vont rassembler des chrétiens de toutes les confessions durant toute la semaine. Les non-chrétiens sont les bienvenus à ces services; car il va de leur intérêt que les chrétiens deviennent davantage unis, améliorant la paix entre les personnes et les nations.
Nous avons également invité les chefs religieux d'offrir un service de prière et louange lors d'une des journées de la semaine avant la Journée Mondiale des Malades le 11 février, durant leur choix d'une des journées entre le 3 et le 11 février. Le but de cette journée - et nous avons pensé qu'une semaine permettrait à davantage de gens à participer et toute la population de l'hôpital en serait bénéficiaire - est donc d'affirmir et d'élever la dignité de ceux qui sont malades, de valoriser les personnes qui s'occupent d'eux, et d'encourager leur famille et leurs amis. Lisez le message du Pape Benoît XVI (une autre version) à l'occasion de cette 15e Journée Mondiale des Malades.
Naturellement, les gens de toute confession et de valeurs spirituelles sont les bienvenus à participer à ces manifestations de solidarité, de soutient, et de prière. À mesure que des chefs religieux répondent à cette invitation et offrent à conduire un service de prière et louange au cours d'une journée particulière et à une heure fixe, nous préparerons un calendrier et le publierons le plus tôt possible. Vous le trouverez ici dès qu'il sera prêt ce calendrier.
Avec le temps, nous espérons mieux préparer de tels événements et de telles semaines, mais étant donné que l'abbé Michael Tauro et moi sommes tous les deux à temps partiel, alors nous préférons disposer de presque tout notre temps pour visiter les malades. Exceptionnellement, je vient tout juste de travailler pendant deux jours pour établir un groupe d'adresses courriel des chefs religieux et leur envoyer cette invitation. Si vous allez investiguer ce lien vous verez comment des aumôniers à temps plein depuis un certain temps ont préparé des ressources merveilleuses (d'autres ressources) pour améliorer nos soins auprès des malades et de ceux qui s'en occupent.
Sentez-vous libre d'informer les autres concernant ces événements et de faire plein usage de ce journal internet, ce blog.
"He even makes the deaf to hear and the mute to speak" (Mark 7: 31-37) is the theme of the 2007 Week of Prayer for Christian Unity. An annual event, the Week of Prayer is a significant time during which churches around the world express their longing for and commitment to Christian unity. You will find ce texte-ci and d'autres textes at the World Council of Churches site web.
If it's been a while since you gathered with Christians of other denominations to pray, chat, share or collaborate on a common project, why not talk it up with friends and consider coming together to participate in a little prayer and worship service during one or both of these two weeks, for the benefit of the patients and their families at the hospital, as well as the medical and support staff and administration, not to mention all those who come in for ambulatory care.
Prayer for others is a powerful instrument for good because it is motivated by love and taps into the very heart of the Blessed Trinity, source of all life and being. Contact your pastor and ask whether they intend to participate or even offer to lead a prayer and worship service and maybe you can offer to help or assist them.
Whatever you are able and choose to do, may the blessing of Almighty God fill you and rest upon you and your families, Father, + Son, and Holy Spirit, now and always and forever and ever.
mercredi 10 janvier 2007
Les personnes agées - comment mieux les servir et mieux actualiser l'apostolat des laics?
Une question brûlante d'actualité est le nombre décroissant de prêtres et inversement le nombre croissant de résidences - publiques et privés - pour personnes agées. Lorsque j'étais curé dans la paroisse précédente notre équipe pastorale à Becket ne pouvait pas offrir de liturgie dans toutes les résidences qu'il y a toujours sur le territoire, mais il y a beaucoup de bénévoles qui encore aujourd'hui visitent et qui apportent la Sainte Communion.
Bien sur j'aime les gens et je me sens mal de ne pouvoir faire suite aux demandes qu'on me fait régulièrement d'aller célébrer des Messes, soit dans une résidences pour personnes agées, soit dans une famille, soit pour une noce dans une autre paroisse. Je n'aime pas devoir répondre à de telles demandes avant ou après les Messes dans l'église, surtout le dimanche, parce que c'est un temps pour être présent aux gens, et pas pour planifier des affaires.
Après les messes le dimanche surtout mais même sur semaine, quand j'essai de me rappeler ce qui s'est passé dans ces conversations avec les gens, qui m'a dit quoi, ou qu'est-ce que je devais me rappeler à faire, presque toujours j'ai déjà oublié et impossible de me le rappeler. Voilà pourquoi j'essai de dire à tous ceux qui veulent des choses de prière me rappeler sur semaine afin que j'ai l'esprit libre et clair pour donner une réponse juste et éclairée, et pour que je puisse prendre pleine conscience de ce que je fais et prendre note de ce que j'aurai à faire par la suite.
Voilà pourquoi je préfère ne jamais "transiger" des affaires à l'Église, car tout mon être est orienté à une présence au Seigneur et aux fidèles rassemblés pour la seule fin de la liturgie et la prière. On est présent aux gens comme berger pour noter les gens qui par exemple seraient en besoin d'onction des malades ou de réconcilation ou de conseils, etc. Je suis très vulnérable lorsqu'on m'approche en église avec des demandes pour des services ou qui exigent un suivi ou me rappeller de quoi que ce soit.
Nos effectifs diminuent de façon dramatique et rapide ici dans l'Église de Montréal et un peu partout dans l'occident. Dans une proportion inverse, le nombre de résidences, manoirs, et centres d'hébergement pour les personnes agées se multiplient et le fera encore jusqu'à l'épuisement de la génération "baby-boomers". En 2006 j'ai cru comprendre que le Cardinal aimerait que toutes les paroisses puissent pouvoir avoir à la main un inventaire de résidences, et l'archidiocèse pour sa part veut exercer davantage de supervision de ceux qui offrent ou prétendent offrir des services pastoraux, en sorte qu'ils et elles exercent cet apostolat avec le support et la supervision des curés pour les résidences sur leur territoire.
Depuis que j'ai commencé un ministère à temps partiel comme aumonier à l'Hôpital Lakeshore, j'ai commencé à tenter d'utiliser les ressources du CSSS de l'Ouest-de-l'Île pour pouvoir dresser un inventaire des résidences dans notre milieu. Je me demande si cela intéresserait quelques membres de la paroisse ici à S. Luc ou ailleurs dans l'Ouest de l'Île afin de participer à ce projet.
De plus, il y a la question de la multiplication des Messes hors du contexte d'une vue d'ensemble de la gestion de nos ressources, à savoir nos prêtres, et d'une bonne discussion autour de la question qui chercherait à établir quelle serait la meilleure façon de répondre aux besoins des personnes agées pour la Sainte Communion en sorte qu'on mobiliserait davantage les laics afin de ne pas les priver d'occasions de répondre à l'appel du Seigneur à participer dans l'apostolat essential à tout chrétien.
Il y a aussi la question d'un local digne d'une telle célébration liturgique. J'ai vécu des situations terribles, comme au Manoir Pierrefonds ou il fallait faire cela dans une grande salle à l'entrée avec tout le bruit de la porte et du téléphone de la réceptioniste. Il est grand temps qu'on se donne une approche raisonnée auprès de ces résidences et de leurs directeurs pour mieux gérer la qualité de nos services et prendre meilleur soin de nos ainés.
J'apprécie la personne qui m'a donné cet opportunité d'enfin exprimer quelques-uns des sentiments et les pensées que je porte en moi depuis des années mais qui n'ont pas jusqu'ici trouver la lumière du jour. En tant que prêtre dans la situation qui est la nôtre dans l'Église de Montréal, je me sens coincé entre la pression intérieure de la charité pastorale qui veut se dépenser pour les gens d'une part, et la pression extérieure qui vient de la situation toujours changeante de nos effectifs et des demandes d'autre part. Il faut faire quelque chose et ça presse, parce que cela deviendra beaucoup pire et rapidement. Je prie que le Seigneur nous éclairera bientôt.
Avec tout le respect que j'ai pour les membres de notre belle Église de Montréal et ce que les fidèles font pour la gloire de Dieu et le bien-être de ces gens qui en raison de leur âge ou d'autres conditions de vie se trouvent plus vulnérable et incapable de se joindre à l'assemblée dominicale, je fais à tous mes souhaits pour une Joyeuse Saison de Noel - jusqu'au 2 février, la Présentation du Seigneur - et une Bonne, Heureuse, et Sainte Année. Que vous et vos familles vous trouviez bénis dans la paix et l'amour de Dieu maintenant et toujours et connaître la joie du Paradis à la fin de vos jours!!!
l'abbé Gilles
lundi 8 janvier 2007
C'est Dieu qui nous cherche!
Jésus est né d'une vierge, Marie, fiancée mais pas encore mariée à Joseph, entouré de signes du ciel qu'Il n'est pas juste une autre personne humaine. Prophéties, témoignages, et signes visible dans la nature convergent pour indiquer que cet Enfant est de Dieu, Il est Dieu. Ce n'est que plus tard, d'abord à 12 ans puis au début de la trentaine, que Jésus prend la parole et révèle qu'Il est le Fils de Dieu, qui est son Père depuis toujours, et qu'Il allait envoyer - de concert avec son Père - une troisième Personne divine, le Saint-Esprit, pour diviniser toute personne humaine voulant bien accueillir ce grand don. Jésus a inauguré la transformation et la rédemption de toute l'humanité, en commençant par son propre peuple Israel, puis ensuite allant à toutes les nations.
L'Esprit Saint de Dieu est toujours à l'oeuvre en toute personne de bonne volonté, et c'est Jésus de Nazareth, le Ressuscité d'entre les morts, le Seigneur de l'univers, le Sauveur de l'humanité, qui le fait connaître et avec le Père et Créateur de nous tous nous le donne! Heureuse fête de l'Épiphanie!
l'abbé Gilles
